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 I believe I can flyyy. (#3615 pas d'idée de titre bonjour)

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MessageSujet: I believe I can flyyy. (#3615 pas d'idée de titre bonjour)   Dim 22 Jan - 19:59

« Elles font des choses quelquefois, les femmes, ça vous tue. Toi, même dans une vie entière, tu ne serais pas capable un seul instant d'avoir cette légèreté qu'elles ont, elles, quelquefois. Elles sont légères de l'intérieur. De l'intérieur. »

Alessandro Baricco, Océan Mer.


    Pouvoir courir, se sentir libre, le visage fouetté par le vent, avoir le droit de rire, de sauter, de s'envoler, de tournoyer, être capable de sourire, d'être léger, de virevolter, prendre le droit de tomber, de se relever, de vaciller, de s'épanouir, de s'accomplir, sentir comme une fleur en soi, qui éclot, les pétales déployés, ouvrir les bras, prendre l'air, enlacer la vie, embrasser le ciel.
    Rire, du cristal dans l'air. Les yeux, offerts aux étoiles.
    Attraper la possibilité de vivre.


    « Les volants d'une robe noire faisaient le vent se lever pour les balancer. Le sol dressait un parterre immaculé pour permettre aux hauts talons de claquer. Le trench de jais ouvert faisait converger les rayons du soleil vers la gorge blanche de la femme. Elle avançait, avec cet air d'élégante frivole qui lui seyait tant, et ses boucles noires s'offraient en cascade à la brise qui soufflait. Cependant son visage était grave et sévère, et on devinait sans peine dans ses yeux une lueur farouche, mais non pas celle d'une biche, il s'agirait plutôt de l'œil d'un rapace, qui menait à penser qu'aucun sourire ne viendrait adoucir la rudesse de ses traits, quand ses lèvres étirées étaient toutefois comme la magie d'un bourgeon qui s'ouvrait. D'un pas ferme et sans hésitation, elle marchait sur ses talons, ses lèvres rehaussées de rouge tranchant avec son teint de lait et sa tenue d'ébène. »

    A
    lors que le monde dormait encore, elle s'était élancée, et avait galopé sur la plage, la liberté d'un étalon en elle, la force de la vie d'une jument qui l'habitait. Elle avait dévalé le sable fin et avait laissé les embruns de la mer évanouir son esprit, étourdir sa tête, jusqu'à tournoyer à ne plus pouvoir s'arrêter, ses pieds fouettant et re-fouettant le sol, comme un rythme de flamenco battu par la mer, et cette femme seule sur la plage, elle vivait, véritablement, en ces frénétiques tournoiements, elle vivait, avec tant de force, tant de puissance, que n'importe qui, en la voyant, aurait été frappé par sa légèreté.
    Son rire était le chant du cristal, une ode au ciel.
    Plongée dans une semi-obscurité, un bleu profond la protégeait des regards, et ainsi, elle s'était autorisée des minutes de vie, des minutes pour se laisser aller à un élan débridé, pour ne plus écouter les murmures des Hommes, pour se tourner vers la liberté, pour devenir femme, pour se faire vie.
    Elle, la femme qui ne vivait plus que dans la gravité et le silence, la peur et l'oppression, elle s'était levée et, tandis que les lueurs de l'aurore ne se profilaient pas encore, elle avait laissé la plage s'emparer d'elle, elle l'avait laissé prendre possession de ses sens, s'était droguée à la liberté, et avait retrouvé, quelques instants éphémères, le goût d'être elle-même.
    Cette mère qui aimait tant sa fille, cette mère qui vivait pour sa fille, qui n'était plus que mère, avait un matin endormi, osé être femme.


    Et tandis qu'elle s'était levée, en même temps qu'elle s'animait doucement Flinders Island. Les gens s'éveillaient et se préparaient à voir les heures filer.
    Alors Lisa Corrigan avait profité encore, grappillé du temps au temps, et elle était restée à regarder la mer, l'ailleurs, avant de rejoindre les habitants de l'île pour se mêler au quotidien incrédule.
    Ce n'était pas elle qui menait Lily à l'école. C'était sa sœur. Ce qui, pour n'importe qui sur l'île, relevait de la pure logique. Alors chaque matin Lisa voyait s'éloigner sa fille, le cœur serré de ne pouvoir crier : « C'est moi ! C'est moi sa mère ! »
    Et elle résistait, et elle souriait, et à son tour, partait.
    Ce matin-là, elle n'avait pas voulu voir. Elle avait voulu fuir, comme des années auparavant. Trop oppressée d'être mère, trop étouffée de ne pas l'être, elle était partie vers la plage, seule, pour se laisser bercer d'illusions, pour se faire croire qu'elle pouvait encore jouir de ses vingt ans.
    Mais le gong avait sonné, et toute l'île s'était éveillée. Alors la jeune femme était retournée en son identité et elle avait rejoint les Flindersiens, naturellement, parce qu'elle aussi, avait un quotidien.
    Il ne lui faudrait pas ouvrir la librairie ce matin, car c'était son jour de congé, et sa collègue s'en occupait. Elle avait du temps libre. Mais personne à aller voir.
    Aussi, voyant le bar de l'île ouvert, elle se décida. Un café serait l'idéal. Il fallait qu'elle se défasse de son étourdissement matinal, qu'elle revienne à la vie, celle qui n'était pas l'accomplissement du soi, mais le train journalier de chaque âme.
    Vêtue d'une robe noire et d'un trench de jais, elle alla donc, le visage faussement grave, les lèvres pimpantes, ses talons claquant le bitume, vers l'institution la plus prisée de l'île. Quoi de plus important, en effet, qu'un bar de plage ?


    S'avançant, assurée, elle attendit que l'on fasse attention à sa présence.
    Tout le monde connaissait tout le monde. Malgré tout, bien qu'elle n'habite sur l'île depuis six ans, Lisa était parfois perdue. Et il lui semblait n'être qu'un fantôme au milieu d'hommes de chair. Une idée, vague, que l'on percevrait sans voir. Car si elle reconnaissait certains visages, elle n'avait jamais réussi à entretenir de véritable lien avec quiconque, la faute, sûrement, à la rigidité qu'elle s'était imposée suite à la naissance de Lilly.
    Elle était cependant aimable, et ce fut d'une voix plutôt apaisée, un très léger sourire aux lèvres, mais d'une grande sévérité dans les yeux, il est vrai, qu'elle dit :


    « Bonjour, j'aimerais un café, s'il vous plaît. », avant de s'asseoir sur l'un des sièges.
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MessageSujet: Re: I believe I can flyyy. (#3615 pas d'idée de titre bonjour)   Lun 23 Jan - 17:48

Le soleil se levait à peine sur l'île, Andrew ouvrit un oeil avant de comprendre aussitôt qu'il était en retard. Il regarda brièvement son réveil, il annonçait 8h15, il soupira longuement et s'étira tel un chat dans son grand lit. Il s'extirpa de sous la douce couette qui recouvrait entièrement le lit, et se leva difficilement.
Il se dirigea vers la cuisine, en titubant légèrement, à moitié réveillé. Il prit un café en vitesse car il était vraiment en retard, à cette heure là, il aurait du déjà être au bar. Il enfila des vêtements confortables, un jean clair et un tee-shirt noir simple feraient très bien l'affaire.

Il enfila ses chaussures, et sortit de la maison. Dehors, il faisait assez beau. Le soleil était au rendez-vous mais un fin brouillard le cachait partiellement. Andrew n'était pas de très bon humeur, se réveiller en retard le mettait hors de lui, il n'avait jamais le temps de rien faire dans cette situation. Il se mit à marcher à une allure plus soutenue, pensant à tout et à rien. Il arriva enfin devant le bar avec une grosse heure de retard. Il reprit son souffle et ouvrit la porte. Quelques habitués étaient déjà attablés, souvent une tasse de café à la main. Il se glissa discrètement derrière le bar, espérant que personne ne l'ai vu arriver en retard.
Une jeune femme élégante ouvrit la porte et entra. Elle était vêtu d'une robe noire et d'un trench de jais. Elle arriva devant le bar :

« Bonjour, j'aimerais un café, s'il vous plaît. »

Il s'approcha aussitôt d'elle, et lui répondit :

« Bonjour ! Je vous l'apporte tout de suite ! »

Andrew était étonné de voir cette jeune femme ici, il ne l'avait encore jamais vu auparavant. Il alla d'un pas pressé le faire. Il revenait aussitôt avec une tasse de café remplie à ras bord, faisait bien attention à ne pas le faire couler. Il arriva devant le bar et posa la petite tasse délicatement :

« Voilà pour vous ! »

Il se retourna et se remit vite à ses occupations.


[ Désolé, c'est très nul... u.u )


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MessageSujet: Re: I believe I can flyyy. (#3615 pas d'idée de titre bonjour)   Sam 28 Jan - 14:57

Rapidement, le serveur qui avait pris sa commande revint avec la tasse de café. Elle était remplie, et la jeune fille craignit que le liquide ne coule, ce qui l'aurait superficiellement agacée, mais il n'en fut rien. Le jeune homme déposa la tasse sans embûches sur le bar, rôdé par l'habitude, et repartit s'occuper des autres clients, d'un caractère qui, semblait-il à Lisa, était nonchalant.
Elle ne savait pas qui il était. Pourtant, il ne devait pas être d'un âge si loin du sien, mais la jeune femme ne se mêlait que rarement aux festivités de l'île, ni même aux gens de sa tranche d'âge. Il lui semblait parfois qu'elle était plus proche de ses trente ans que de ses vingt et un ans. Elle s'était tellement enfermée en elle, elle fuyait tant le reste de la communauté humaine, que même sur une île aussi petite que Flinders, elle parvenait à ne pas reconnaître les gens ! Bien sûr, les plus illustres, tel le maire, lui étaient connus. Mais il s'agissait de là de « personnalités » de l'île, auxquelles personne ne pouvait échapper, pas même un touriste qui vendrait passer un week-end. Et elle était persuadée que le touriste connaîtrait mieux les Flindersiens qu'elle-même ne les connaissait.
Il n'y avait que ses clients à la librairie dont elle se souvenait, mais ils n'étaient pas nombreux car la majorité des habitants préféraient la plage à la lecture. Oh, certes. Elle-même avait étudié dans le collège et au lycée de Flinders, puisqu'elle n'avait que quatorze ans en arrivant sur l'archipel, mais pas plus qu'elle ne se mêlait aux autres elle ne l'avait fait auparavant. Elle restait au fond de la classe, seule, écoutait les professeurs, se logeait dans un coin de la cour pendant les récréations et filait chez elle dès la sonnerie. Pas de quoi créer de véritables liens.
Mais c'était de sa faute. Oh elle le savait. Elle ne blâmait personne d'autre qu'elle. C'était elle-même qui bridait son esprit, l'entravait, lui refusait toute liberté. Elle s'imposait des contraintes, des attitudes, des règles. Elle masquait sa liberté à sa propre personne. Se faisait sérieuse, quand son corps criait au secours. Elle souffrait de cette rigidité mais ne se permettait pas la chute. Et cela la conduisait, certains matins, à des folies solitaires, comme il en avait été le cas aujourd'hui.
La libraire avait un tel besoin d'évasion, en vérité. Elle aimait créer, inventer, rire, s'épanouir, comme une enfant. Comme une enfant, elle jouait. Quand elle prenait par aux divertissements de sa fille et qu'à son tour elle prenait une peluche et interprétait Neige le lapin, elle s'amusait véritablement !
Elle aimait pouvoir se balader dans les rues et faire du shopping. Elle aimait se mettre à courir sans raison. Elle aimait s'exprimer au théâtre en toute liberté, mettre son corps au service du personnage. Mais c'était fini. Fini, tout cela. Aboli parce qu'on attendait d'elle, désormais, qu'elle soit mère. Uniquement mère, plus jamais fille, adolescente, jeune adulte, femme. Mère. Et si c'était sa sœur qui aux yeux de tous ici avait ce rôle, Lisa ne se permettait pas pour autant de laisser libre cours à ses fantaisies. Elle ne voulait pas profiter de la situation pour concrétiser ses envies. C'était égoïste. Elle n'était pas égoïste.
Elle était juste entravée de sa condition. Elle laissait mourir à vents glaciaux sa vivacité d'antan pour devenir aigrie et froide. Un désert de glace qui prenait de l'ampleur en elle. Qui figeait tout, à tout jamais. Était-ce possible de vivre ainsi ?


Le café était brûlant. Elle fut surprise, tant cela contrastait avec la froideur de sa personne. Mais c'était ce dont elle avait besoin, aussi le but-elle sans attendre qu'il ne devienne tiède. Elle aspergea intérieurement son corps du liquide brûlant pour se faire mal, pour chercher en elle quelque chose qui réagirait, qui lui prouverait qu'elle n'était pas la femme impassible, marmoréenne, qu'elle croyait devenir. Quelque chose qui lui prouve qu'elle avait encore un cœur capable d'être touché, quelque chose qui lui montre qu'il y en avait une petite boîte de Pandore au fond, tout au fond d'elle, comme l'Atlantide caché sous les profondeurs maritimes. Allez. Une petite réaction. Pour me dire que je ne suis pas déjà morte.
Le regard des autres, elle n'y pensait plus. Elle n'y pensait plus du tout. Hormis pour sa condition de mère. Mais le reste, elle n'en avait plus que faire. Tout cela lui était indifférent. Et ça l'avait alarmée. Dès lors qu'autrui ne vous fait plus ni chaud ni froid, comment pouvez-vous vous définir ? Le regard extérieur nous fait exister. On existe par les gens qui nous regardent. On prend conscience de soi lorsqu'on s'aperçoit qu'un regard est porté vers nous. Alors, on s'interroge. On pense à nous-même, on a honte, ou on éprouve de la fierté, de la gêne, du contentement. Une émotion. Par ce que le regard extérieur nous fait devenir.
Mais elle s'en fichait. Elle ne voyait même plus le regard que les gens portaient sur elle, sur son apparence, son attitude, et cela ne l'affectait pas. C'était le plus grave, ce qui l'inquiétait. Qu'elle ne se soucie plus des autres. Tout le monde se souciait du regard d'autrui, même ceux qui affirmaient n'en avoir rien à faire. À un moment ou un autre, lorsqu'ils étaient confrontés à une situation de gêne, comme tomber en pleine rue, ou de fierté, après avoir réussi un examen, tout un chacun estimait le regard de l'autre, y cherchait la perception de soi. L'être ayant chuté se relève en fuyant le regard extérieur, ou bien en le scrutant avec inquiétude. Il rit pour masquer son malaise. La personne ayant été reçue à un examen va chercher chez les autres une reconnaissance de son travail.
Mais Lisa ne se préoccupait pas d'être désagréable, de paraître belle, d'être ridicule, comprise, de parler avec sens. Les autres n'étaient pour elle que des individus lambdas avec qui elle pourrait, éventuellement, interférer à un moment ou un autre de sa vie, mais dans une relation distanciée uniquement, et dans son unique besoin brut. Chercher autrui pour avoir un café. Non pas pour établir, ne serait-ce que rapidement, un contact social. Le café était le seul objet de la démarche, que la personne soit polie ou non, elle n'y faisait pas attention. Il aurait pu ne rien dire, rien n'aurait changé pour la jeune femme.
Alors, quoi ? Qu'était-elle ? Un automate dans le monde qui ne s'appropriait son corps que dans les instants secrets où il se trouvait en présence de Lilly et Emmanuelle ? C'était tout ? Plus rien d'autre ? Qui se laissait aller à lui-même dans des seules folies solitaires ? La liberté par l'esseulement ? La vie par la solitude ? Elle n'avait, pourtant, pas rencontré l'Histoire, au contraire du général de Gaulle. Rien ne justifiait, ainsi, qu'elle se repaisse dans une solitude, pour un être aussi jeune. Elle aurait dû aller à la rencontre des autres pour tisser des amitiés, se construire, faire des expériences, se lamenter d'être célibataire. Non. Non pas se lamenter d'être célibataire. Ce n'était pas possible, cela. Plus possible. Plus jamais.
Mais elle ne pouvait pas, pour autant, interdire à son âme de se développer. Le café l'avait brûlée. Mais c'était tout. Son corps n'avait pas tressailli. Elle était restée immuable, figée, stoïque.
Elle s'oubliait, en vérité. Elle s'oubliait. Elle et ses envies, ses rêves, sa spontanéité, sa créativité, son côté romanesque, ses histoires... Tout, elle oubliait tout d'elle-même. Elle givrait ce qu'il y avait de vivant, ce qui faisait d'elle Lisa Corrigan, ou plutôt ce qui avait été elle des années durant, pour, en société, parmi ses semblables, n'être plus qu'une statue. Elle aurait haï des gens comme elle. Elle se haïssait pour ce qu'elle s'infligeait. Elle désirait se vitrioler mentalement pour s'obliger à émettre ne serait-ce qu'une once de réaction. Pour cligner des paupières par surprise et avoir peur. Rien qu'une seconde.
Alors elle allait se faire peur. Elle allait se faire très peur. Elle allait se faire du mal contre le mal. Planter un couteau dans ses chairs pour dégivrer son corps et faire apparaître sa peau, la vraie, celle qui n'était pas faite de couches de cristaux de glace.
Faire du mal au mal qu'elle s'infligeait volontairement pour se protéger d'avoir mal. De la douleur à n'en plus finir. Jusqu'à ce que ça éclate.


« Vous travaillez depuis longtemps ici ? »

U
ne parole, une toute petite parole, direz-vous. C'était cela, son vecteur de vie ? Mais c'était bien plus. C'était une adresse. C'était une question personnelle à quelqu'un. C'était porter de l'intérêt à un être. C'était revenir elle-même dans le monde des vivants. S'exposer à la curiosité humaine. Ouvrir la possibilité d'un dialogue. Ainsi, être sujette, elle-même, à des questions sur sa personne. Ne plus se faire fantôme et remonter sur scène. Prendre les rênes des émotions et se faire comédienne, mais comédienne de la vie, comédienne du réel. Établir un contact avec quelqu'un. Se propulser dans la société. Dans le sociable.
Et elle allait faire plus encore. Pire.


« Car, je dois dire, vous êtes doué ! À votre place, j'aurais renversé le café tant la tasse était remplie ! Bravo ! »

E
t alors, Lisa Corrigan, s'obligea à rire. Et ainsi, de sa bouche, sortit un rire clair et très léger, mais doux, également. Une musique qu'elle n'avait plus orchestrée que pour sa fille et sa sœur, qui était sa première représentation publique depuis très longtemps. Un simple rire. Se faire les yeux pétillants et un visage souriant.
Oh comme elle savait qu'en elle grondait la voix qui lui interdisait de créer des contacts ! Oh comme elle sentait que cela ne lui plaisait pas !
Mais elle avait besoin d'être sûre qu'elle n'était pas morte, qu'il y avait quelque vie en elle encore, aussi s'était-elle adressée au serveur de tout à l'heure, pour s'obliger à sortir de sa carapace glaciale et effleurer doucement le monde, la communauté.


(Mais non, ne dis pas ça voyons ! Ton post n'est pas nul, tss ! Sinon je n'aurais pas trouvé à répondre ! -D'ailleurs, désolée, j'ai révisé ma philo avant du coup, bon, ça m'a un peu influencée sur l'histoire de la perception de soi à partir du regard d'autrui. xD)
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